Aussi incroyable que cela puisse paraître, notre région risque de se voir bientôt transformer en champ pétrolifère.
C’est en effet le projet fou de deux sociétés pétrolières : l’une suédoise Thetys Oil, l’autre Australienne Queensland Gas Company.
Ces deux entreprises ont déposé des demandes d’autorisation de prospection, en vue d’effectuer des forages et d’estimer le potentiel en gaz naturel et en pétrole de la région du Luberon.
Inquétudes.
Ces projets sont inquiétants à plus d’un titre.
Le code minier qui régit en France les droits et les devoirs des pétroliers est en effet en cours de révision, et ni les populations, ni les élus locaux n’auront dorénavant à être consultés avant de procéder à des forages prospectifs.
On soupçonne par ailleurs les réserves potentielles en gaz et en pétrole de la région de ne pas être exploitables par des moyens conventionnels. Leur extraction devra se faire par des procédés de fracturation de la roche, extrêmement dangereux pour l’environnement et la santé publique.
Cette technologie dite de « fracturation hydraulique horizontale » consiste à provoquer des failles dans la roche à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole à environ 2000 mètres de profondeur. Trois « ingrédients » sont nécessaires pour créer ces miniséismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3) par fracturation, des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et du sable pour maintenir ouvertes les failles.
Déjà, des dégâts considérables de par le monde !
Déjà, aux États-Unis de telles technologies d’extraction ont été mises en oeuvre entraînant d’effroyables dégâts écologiques et sanitaires comme le beau film de Josh Fox “Gasland” s’en fait écho.
En Grande-Bretagne, ce sont carrément de véritables tremblements de terre qui ont été provoqués récemment par la fracturation de la roche.
En sus de tous les ravages écologiques qu’une telle technologie provoque, la fracturation hydraulique s’effectue en creusant des puits horizontaux d’une longueur d’environ 1000 mètres. C’est donc en véritable champ de derrick, à raison d’un tous les deux kilomètres que les sociétés pétrolières envisagent de transformer la région !
Ces projets s’inscrivent dans un vaste chantier de prospection au niveau national. Déjà, sans aucune concertation, l’État français a accordé des permis de prospection sur plus de 10 % du territoire national ! Pratiquement tout le sud et l’est de la France sont concernés. La carte officielle des permis accordés ou en cours d’instruction est disponible sur le site du gouvernement français.
Pour toutes ces raisons, la mobilisation de tous et de toutes est nécessaire.
Exigeons :
Le refus des demandes de prospection des permis “Provence” et “Gargas/Calavon- L’arrêt définitif et immédiat des prospections.
- L’arrêt définitif et immédiat des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur lʼensemble du territoire français.
- Un débat public avec la société civile et les élus locaux et nationaux afin de dresser un inventaire complet des conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sociales des technologies d’extraction des gaz et huiles de schiste.
- Une réforme du code minier, pour préserver les droits des populations locales à la prise de décisions concernant leur environnement et pour garantir que la réparation de toute éventuelle pollution sera financée exclusivement par les pollueurs.
Nous vous invitons à nous rejoindre dans cette opposition et à participer selon vos disponibilités à l’information et à la mobilisation de l’ensemble de la population et de nos élus.


Excellent article, merci !!
bravo pour ce site! et un grand merci pour ce travail pour nous tous!
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